22 mai 2008

Trait

Hier soir, Princesse me titille, en toute amitié. Elle me fait des remarques perfides, m'interrompt quand j'y réponds, hausse la voix, me fait la morale...
- dis-donc, ma fille, si tu es chiante comme ça avec ton frangin, je comprends pourquoi il passe son temps à t'envoyer paître!
- mais non, je suis pas chiante comme ça avec lui... je suis pire!

20 mai 2008

J'aurai tout essayé...

Depuis quelques jours, serait-ce l'effet de nos vieillissements respectifs, Chaton et moi sommes... comme chien et chat. En permanence. Il me cherche, il me trouve. Je le cherche, je le trouve. Ça gueule, ça râle, ça injurie, ça toise, ça claque les portes, ça hurle, ça menace, ça incendie, ça insulte... Tout est prétexte. Nous nous insupportons l'un l'autre.

Hier soir, Chaton me "met la pression" pour me faire accepter un petit chat qu'un copain lui propose, "trop beau trop sympa et d'abord je l'aime". Niet. Niet, niet. Les chatons, en ce moment, j'ai ma dose...
Et, hier soir, j'étais particulièrement lasse. Chaton le sentait. Du coup, le feu était nourri, serré, dans les règles, arguments, injures, colère, re-arguments, pas une seconde de répit, tout pour me faire craquer. A un moment, le summum...
"D'abord, tu veux pas parce que c'est pas toi qui l'as choisi, t'es trop égoïste, c'est trop injuste, t'es vraiment dégueulasse, t'es ignoble...". Trop, trop loin.
Je le regarde droit dans les yeux, ça va être le coup de grâce... et là, prise d'une inspiration fulgurante, un coup de génie maternel, je fais LA chose, la seule chose à faire pour couper court à l'attaque et procéder à un revirement radical de situation... je lui tire la langue.

Princesse, Papa, hilares tous les deux, Chaton écroulé de rire et bougonnant dans sa barbe "comment voulez-vous vous engueuler sérieusement avec une mère pareille..."

14 mai 2008

Favoritisme!

Pour MON anniversaire, nous en avons eu quatre chacun...
(je souris en pensant aux pauvres internautes égarés sur ce blog qui ne liraient que les deux derniers messages...)
A pluche!
(parmi les bonnes résolutions qui naissent lors de ce genre d'occasions, j'ai pris celle d'être un peu plus présente ici-même...)
M'ados*
(que de parenthèses dans un si bref message!)

25 avril 2008

Message de circonstance (J+1...)

Trois chacun !...

24 avril 2008

Actualité actuelle (J-0 ou J+0, selon...)

Ce matin en me levant à l'aube pour partir au travail, je me suis aperçue de la présence de Chaton dans sa chambre...

Absent depuis plus de deux semaines, hébergé à droite à gauche chez des copains, donnant des nouvelles à l'occasion, faisant de brèves et rares apparitions pour dévorer et prendre une douche, sa présence à la maison le jour de son anniversaire n'était pas évidente... il faut dire que quasi chaque "contact", même téléphonique, est l'occasion d'un conflit. Et si cela m'est infiniment pénible, je suis assez lucide pour me rendre compte qu'il en est de même pour lui...

Les conflits, c'est moi qui les provoque. Je veux dire par là qu'il pourrait n'y avoir aucun conflit si je ne lui demandais rien, si je lui donnais l'argent qu'il me réclame, si je ne lui disais rien, et acceptais qu'il reçoive ses amis aussi souvent qu'il le souhaite.
Juste, même si c'est, je me répète, infiniment pénible, je pense que je me dois de lui rendre sa situation actuelle inconfortable, afin qu'en aucun cas il ne cherche à la prolonger : être chez ses parents (ou des copains voisins), logénourriblanchi, ne pas travailler, ne pas étudier, ne rien faire... les vacances perpétuelles, quoi!
Donc, je remets régulièrement sur le tapis les mêmes évidences, "tu ne peux pas rester à ne rien faire", "il n'est pas question que tu ne participes pas au quotiden quand tu es là", "tu veux ton permis - pourquoi ne vas-tu pas prendre tes cours de code?", "cherche du travail", "je refuse que tu te serves dans le frigo : soit tu es là au repas, soit tu te débrouilles pour manger ailleurs tu n'es pas à l'hôtel ici", "non je ne te donne pas d'argent de poche alors que tu as arrêté tes études", etc., etc.
Honnêtement, ça me fait chier de lui rabâcher ça. D'une part, je n'aime pas répéter (et pourtant en tant que parent on a l'habitude, n'est-ce pas?...) et je m'entends dire que je le fais chier à radoter. D'autre part, c'est vraiment, franchement pénible et si je m'écoutais... mais je n'écoute que mon courage (!!!) et continue à le gonfler... Alors, d'abord il pousse de gros soupirs, puis râle, proteste, hurle... et enfin nous nous quittons (ou il raccroche) "bons ennemis".

...

Donc, il a dormi là cette nuit.
Nous fêterons donc ce soir, en famille, son anniversaire... si ça ne craque pas avant: son père tient le même discours que moi... et a la même fâcheuse tendance à radoter. De plus, il supporte réellement mal l'attitude de son fils.
Donc, l'un ou l'autre peut très bien décider de passer la soirée ailleurs...

Lorsque nous avons fait des courses hier Princesse et moi, j'ai acheté douze grosses asperges, notre péché mignon à tous, au cas où, pour le dîner de ce soir. Princesse a remarqué "si jamais Chaton ou Papa ne sont pas là, ça nous en fera quatre par personne... D'ailleurs, au pire, si on n'est que toutes les deux, tant pis, on en aura six chacune!..."
Princesse garde toujours les pieds sur terre...

22 avril 2008

Parenthèse (J-2...)

Excusez-moi, chers tous, d'être en mode "repli"... quelque peu absente d'ici, je concentre mon énergie pour tenir le coup dans la tourmente...
Merci, en tous cas, de vos signes... ils me sont infiniment précieux, par leur chaleur et par les sourires... merci.
Allez!... plus que deux jours avant que rien ne change.

14 avril 2008

Je rêve... (J-10)

- Chaton, qu'est-ce que tu fais, là...
- ben... je vais en ville!
- mais tu viens de te lever, il est midi, tu n'as rien fichu de la semaine, et tu t'en vas?
- ouais, y'a Mino qui m'attend...
- écoute, ça va pas du tout. Du tout. Je t'ai dit plein de fois, il n'est pas QUESTION que tu sois ici comme dans un hôtel, tu n'as pas quitté le lycée pour être en vacances.
- oh écoute recommence pas à me prendre la tête avec ça...
- mais si, justement, je recommence. Tu es censé travailler dans le jardin, pour financer ton permis et trouver du boulot. Tu n'as RIEN fait de la semaine. Que dalle. Tu as glandé à longueur de journées, tu n'as absolument rien fait du quotidien de la maison, tu te sers dans le frigo, tu fous le bordel... c'est pas acceptable.
- ...
(gros soupirs)
- tu sais, Garçon, ça ne peut pas marcher comme ça. On ne peut pas l'accepter. Il va t'arriver des bricoles, tu vas te faire virer avec pertes et fracas. Tu ne vas même pas à tes cours de code. On va finir par craquer. Secoue toi, bordel!
- ouais...
(gros soupirs) ouais, c'est vrai, j'ai rien fichu cette semaine... c'est vrai. J'ai merdé... (gros soupirs) Mais bon, j'étais crevé, j'ai été enrhumé, ça ira mieux la semaine prochaine.
- tu as merdé? Et là, qu'est-ce que tu fais? Tu te lèves, tu vas au frigo et tu te casses?
- oh mais là c'est le week-end...

24 mars 2008

Un mois?

Dans un mois exactement, Chaton sera majeur.
Alors? Je me réjouis? Je tremble? Je m'en fiche?
...???...

17 mars 2008

Désolée...

... c'est long, long, comme travail, d'aider un nado à prendre son envol. Et douloureux1!
Et finalement, assez peu gratifiant.
Et peu glorieux : n'avoir souvent qu'une envie, à savoir qu'il aille se faire pendre ailleurs...
Du coup, je raconte moins... désolée.
1 - quelle idée, de parler des douleurs de l'enfantement... c'est du pipeau, à côté!

10 mars 2008

En attendant...

... que je sois plus prolixe, un sourire.

Dans la rue, en ville, nous marchons les zados et moi.
Princesse, joyeuse : tiens, avec les filles, on va se faire une soirée sôpouf...
Manman, dépassée : une soirée sôpouf... c'est quoi, une soirée sôpouf?...
Princesse, condescendante : manman... so, le mot anglais, une soirée "sooo pouffe", une soirée où on s'déguise en pouffes, quoi!...
Manman, désabusée : super... quelle perspective! Vraiment, vous avez des soirées d'une intensité! Ca, c'est top!...
Chaton, ironique : tiens, avec mes potes, on devrait s'faire une soirée "so beauf"...
Princesse, implacable : facile... changez rien...

18 février 2008

Funambule

Bon. On fait dans le positif.

L'abandon des études n'est en rien une catastrophe. Si Chaton veut, plus tard... il reprendra, il a toutes les billes pour ça.
Donc, nous lui avons proposé de profiter des quelques semaines qui le séparent de sa majorité pour passer le permis, qui sera un plus non négligeable dans ses recherches d'emploi. Pour le "financer", faire des travaux à la maison - ou au dehors, s'il trouve. Au-delà d'une certaine quantité de travail par semaine, de l'argent de poche en proportion. Et surtout, surtout, ne pas rester inactif - l'arrêt des études ne signifie pas vacances, mais entrée dans le monde du travail. Nous avons toujours été extrêmement clairs là-dessus.
A priori, il est partant, l'idée lui plaît.

Mon appréhension vient non pas de l'arrêt des études, mais du risque de totale désociabilisation du Chaton, extrêmement critique - et relativement lucide - sur notre société, qui ne donne pas franchement envie de se plier au monde du travail. Cf. ses envies formulées de vivre dans la rue, à faire la manche... rien que de très normalement inquiétant pour des parents. Inquiétant? Oui : alcool, violences, santé, drogues...
Et lui, le marginal, a toujours rencontré les marginaux, toujours copiné avec les moins intégrés, les plus vindicatifs, les bizarres, les extrêmes. Pour me dire du bien d'une fille, il me dit : "elle est complètement folle..."

Alors, oui, j'ai l'impression qu'il s'agit de funambulisme, aider ce fils (que j'ai souvent envie d'étrangler tellement il sait se rendre insupportable) à franchir ce passage entre la scolarité et le monde du travail, sans qu'il se casse la gueule, en étant présente mais sans guider, en aidant mais sans assister...

Quant à ses dégoûts vis-à-vis de la société, comment dire? Quand j'entends, ce matin aux infos, qu'après 16 jours de grève, les caissières de Carrefour Marseille ont obtenu une "promesse" d'augmentation de 0,45€ du ticket resto... à partir de 2009, et encore, sous réserve d'une baisse raisonnable du "taux de casse" dans le magasin... ça ne me donne pas franchement envie de positiver!

Allez, Fiston, donne-toi les moyens de changer le monde!

12 février 2008

Alea jacta est...

Chaton vient de m'annoncer qu'il arrête. Finies les études.
Ça lui casse les couilles.
(...)
Et vous, ça va?

08 février 2008

Ados chronophages

Je vous promets, j'essaie... j'ai au moins quatre ou cinq brouillons factuels en cours, mais dès que j'en laisse un de côté jusqu'au lendemain, ce que j'ai écrit n'est absolument plus d'actualité...

Je tiens à préciser que je n'ai aucun état d'âme par rapport à la bloguitude, aucune envie de repli, aucun désir de retraite, aucune lassitude de l'écriture. Si je ne suis pas plus présente, c'est parce que je n'ai pas le temps!
Beaucoup de tensions, discussions, négociations, sanctions, réactions, attentions, frictions, exhortations, déceptions, capitulations, préventions, émotions, révolutions, reconstructions, anticipations côtés ados...
Aussi du travail par-dessus la tête, un compagnon très débordé, la génération des anciens à accompagner, une maison, cinq chats... et puis, tout de même, me réserver un espace, pour moi, écouter du jazz, lire, aller au cinéma, mes bonheurs, mes plaisirs...
Même de parcourir les blogs amis, je ne prends pas le temps, et pourtant, j'aime vous lire, les drôles, les profonds, les acerbes, les simples, les émouvants, les sereins, les sensuels, les joyeux, les révoltés, les proches, les cultivés, les intimes, les gourmands, les étranges...

Bon... vous voulez des nouvelles ?
Ça va.

30 janvier 2008

Instabilité

Plutôt débordée, désolée... et puis, cette idée saugrenue d'attendre que la situation de Chaton soit "stabilisée" avant d'en faire part... comme si un nado pouvait faire dans la stabilité!
Tout relater? Je devrais faire trois messages par jour!
En deux mots, aujourd'hui il est encore au lycée (enfin... a priori, parce que hier, il n'y était plus!), en recherche d'un hypothétique maître d'apprentissage, mais plus à l'internat (viré), et logé dans un foyer de jeunes travailleurs. Hésite entre un minimum d'études et l'errance. Se cherche. Et nous cherche, souvent!...
Fatigant, vous croyez?...

Il y a quelques jours, Papa me raconte la matinée (j'étais allée accompagner Princesse à l'aviron). Plutôt mécontent de Chaton, qui n'a pas du tout "assuré" pour le petit déjeuner de ses copains reçus pour une fête la veille.
Plus tard, Chaton apparaît avec son copain Paul.
Papa, par délicatesse, ne fait pas part de son mécontentement devant le copain, mais glisse juste une légère allusion. Puis Paul s'en va.
Je lance : "tu peux remercier Papa, qui était furax, et qui t'a pas engueulé devant Paul!....
Chaton, non sans bon sens : "c'est surtout Paul que je devrais remercier..."

07 janvier 2008

Poupée

Il y a quelques semaines, il a beaucoup été question de poupées dans certains blogs amis...

J'en avais une que j'ai courageusement décidé de jeter quand nous avons vidé la maison familiale, mon frère et moi, après la mort de Maman. Elle était borgne et unijambiste, couverte de poussière et de toiles d'araignée.
Deux heures après être repartie pour notre campagne, j'ai appelé mon frère pour le supplier d'aller récupérer Chérie dans l'un des sacs poubelles sur le trottoir...
Chérie, c'était le nom que je lui avais donné, à cause de la chanson "Chérie je t'aime, Chérie je t'adore...".

C'était une petite poupée Bella (pour les nostalgiques...), noire de peau - ce qui était rarissime à l'époque, mais mes parents étaient plutôt non-conformistes, et un peu marginaux. Maman lui avait confectionné un costume de French-Cancan, le même que celui qu'elle m'avait fait pour le gala de danse.
Ce costume était dans une espèce de satinette vert olive pour les blondes, et prune pour les brunes. Je trouvais le prune bien plus joli, mais rien à faire, j'étais blonde ("déjà?", feraient remarquer mézados...). Une robe à manches ballons, serrée à la taille avec une large jupe "dans le biais" qui faisait joli quand on tournait. Avec un jupon de coton et des froufrous à l'intérieur (puisqu'on soulevait le tout), agrémentés de noeuds de la même couleur que la robe, et une jolie culotte au-dessus de nos collants noirs, avec froufrous et noeuds aussi. Puis un chapeau style XIXe, noué sous le menton avec une espèce de large rebord en corolle autour du visage, dans la même satinette, orné aussi de froufrous avec les mêmes petits noeuds. Une splendeur, quoi... surtout pour une petite fille de 7 ans à peine.
Nous étions donc anti-conformistes, chez moi. Assez, par exemple, pour ne pas avoir la télé ou ne pas aller au cathéchisme. Assez pour que Maman décide, avec les chutes de tissus, de confectionner une robe identique pour Chérie.

Je repense à la réaction du groupe des mères de mes copines de danse, pouffiasses bien pensantes et bien élevées qui fréquentaient la messe et faisaient dans la bienfaisance, connasses de première, elles dont les filles étaient toujours coiffées impeccables et habillées de robes bien repassées et tirées à quatre épingles avec des souliers bien cirés ou vernis... Je repense à leur réaction le jour où, fière comme tout, j'ai ramené ma Chérie avec moi à la répétition...
"Plutôt que de faire une robe pour la poupée, elle aurait pu s'appliquer un peu plus pour faire la robe de sa fille..."
J'étais un peu plus loin, quand ça a été dit. Mais pas trop, pour que j'entende... S'en est suivi un échange sur la façon dont nous étions élevés, mes frères et moi.

Heureusement pour moi, j'avais déjà conscience de notre "marginalité", et je l'ai pris de haut : je les ai royalement méprisées, ces médiocres...

Cet épisode, qui m'était complètement sorti de la tête, m'est revenu, il y a plus de dix ans, alors que je marchais dans la rue avec une belle amie qui me lit, ne commente jamais et se reconnaîtra... C'était l'été, elle avait un chemisier à manches courtes, et la bretelle de son soutien-gorge de satin prune a glissé sur son joli bras... Du satin prune, juste comme celui de la robe des brunes... Le coup de la madeleine que ça m'a fait!
Sur le coup, ça a été comme une vanne qui s'ouvre, je lui ai tout raconté, la poupée, le gala de danse, les pouffiasses, tout...

J'y ai repensé, souvent, depuis. A chaque fois, c'est surtout une colère monumentale qui me vient, non pas de ce qu'elles ont dit, mais de ce qu'elles l'aient fait devant moi, sans se soucier de ce que je pouvais ressentir, voire par pure perversion...

Et si j'y ai beaucoup repensé, ce n'est pas en m'appitoyant sur la petite fille que j'étais. Je l'ai dit, j'avais le cuir solide - et l'ai pris de haut, même si ça m'a encore plus conforté dans la marginalité.
Mais l'idée que l'on puisse faire ça à un enfant, à n'importe quel enfant, voire à mes enfants, me rend malade. Là, j'écris, mais je bouillonne, j'ai le poil hérissé, le coeur à 180... plus de quarante ans plus tard...

04 janvier 2008

Rantanplan

Juste pour vous rassurer quant à ma survie à l'occasion de ces calamiteuses "fêtes" de fin d'année... une petite anecdote technologique.

Mon doux et tendre a reçu en cadeau, pour &#@!&@#?! Noël, un GPS (ou Global Positioning System, ce petit écran qui vous indique la route à prendre pour aller d'un point à un autre, ou vice-versa).
Aussitôt, nous avons décidé de lui donner un petit nom, plus poétique que GPS. Du genre Totor ou Albert.
Finalement, c'est Rantaplan.

Je dois vous expliquer que nous habitons en pleine campagne. Donc, nécessairement, au bout d'un chemin. Et, par conséquent, dans un cul-de-sac.

La première chose à faire, pour paramétrer un GPS, est de lui indiquer l'adresse de notre domicile, qui est a priori l'une de nos destinations favorites quand nous sommes ailleurs (sauf adolescite aigüe), et notre point de départ quand nous ne sommes pas ailleurs.
Ce fut fait.

Depuis, à chaque fois que nous lui indiquons une destination quelle qu'elle soit, au départ de la maison, il nous déclare, de sa superbe voix mélodieuse (Catherine ou Jacques) :
"Faites demi-tour dès que possible, et tournez à droite..."

16 décembre 2007

Très occupée...

Oh, non, certes non, pas par les préparatifs de cette gigantesque machine à consommer!
Mais par une autre urgence: trouver très vite, pour Chaton, une solution de repli pour la rentrée de janvier... Exclus de son internat pour "non respect chronique du règlement", et quasi exclus de son lycée pour absence totale de travail, tout autant chronique...
"Ayez des enfants!" qu'ils disaient...
Une bonne nouvelle? L'opération "SDF" n'est plus envisagée pour l'instant... serait-ce un effet des températures extérieures?

09 décembre 2007

Marronnier glacé

Il y a quelques mois, j'avais déclaré que ce blog est parfaitement respectable.
Pour accompagner mon propos, j'avais livré les dernières expressions de recherche par lesquelles certains internautes étaient tombés par hasard sur mon blog, et que je peux connaître grâce à l'outil statistique sitemeter.

Il reste très respectable, même si j'ai le sentiment que certains s'égarent.
Voici les dernières :
- site vente keffieh noir et vert
Ben oui, j'ai des jours de bonté...
- mensonge ado
Une constante !
- ados et le mensonge
La preuve...
- créer pétards facile
Dis-donc... j'ai dit "respectable", ce blog!
- ado - et premier fois sans inquiétude
Et oui... sereine!
- Quand je suis bon je débarrasse
(il faut que je leur montre celle-là, à mézados!)
- PARTIES D ADOS
Voici qui me laisse perplexe...
- maman adolescent je n'en peux plus
Celle-là me serre le coeur...
- etablissement militaire pour ado
Souvenirs, souvenirs... celui-là, il est tombé sur l'article que j'avais écrit, outrée, sur les déclarations de Ségolène Royale en juin 2006. A l'époque, j'avais hurlé que jamais je ne voterai pour une @#!?@# pareille!
- sentiments d 'ados
(Ah?... Parce qu'ils en ont?...)
- ados manipulateur
Quelle drôle d'idée...
- fesse d 'ados
Tiens, revoilà l'obsédé de l'autre fois... ou son jumeau!
- invitations de fête d 'ado
Allo Manue? Ouais... alors t'amème quoi comme liche? J'm'occupe de la bouffe, ouais... Ouais, y vient avec Vince et Audrey... Ouais... Ca gère...
- mensonges pour pas se faire engueuler
Ben oui... c'est la principale raison! C'est de notre faute, en somme...
- les risques d 'une maman adolescente
Celle-là, je ne peux que la plaindre... Elle sera encore toute jeune pour affronter celle de son enfant!
- le chaton ne s 'entend pas avec mon chat
Trop mignon... mais pas du tout le cas chez nous! Chaton s'entend très bien avec nos chats. Manger, dormir...
- femme dafer a poil
Désolée je n'ai rien en rayon!

Tout de même.
Intéressée par ce phénomène qui amène de parfaits inconnuternautes sur mon blog, j'ai décidé de vérifier ma "position" dans les résultats de recherche sur Google.
Bon.
- si je recherche "manman d'ados", en mettant des guillemets pour garantir la proximité des mots recherchés, j'arrive en première position. Logique.
- plus étonnant, si je recherche "maman d'ados", avec l'orthographe officielle du mot "maman", j'arrive tout de même en première position.
- plus difficile ? J'enlève les guillemets, et recherche maman ados. C'est logique, je fais un bond en arrière, et me retrouve en vingt-sixième position.
- oui. Mais si j'ajoute un simple adjectif, et que je recherche maman ados chiants... je remonte illico en deuxième position!

Après tout, ça vaut bien un sondage?...

07 décembre 2007

Je vous préviens avent...

Je n'aime PAS Noël! D'ailleurs, je l'ai déjà dit ici-même il y a environ douze mois...
Mais cette fois-ci, je m'y prends de bonne heure.

A bas Noël!Je suis complètement dégoûtée, au sens propre et figuré, de la surconsommation délirante de cette période. C'est d'une indécence crasse.
Je ne veux pas, ici, faire du militantisme... mais je vous invite si ça vous intéresse à chercher sur le web les sites anti-noël.
Attention, je ne veux personnellement en aucun cas gâcher la fête de ceux qui y trouvent leur compte, ce n'est pas mon but.
Mais ne cherchez pas ici d'articles sur les cadeaux, la déco, les chocos... je ne fais rien, ça me gonfle, je ne veux pas, ça me fait chier. D'abord. Si lézados veulent faire quelque chose, ils n'ont qu'à s'en occuper. Zut alors.


Et puis, je vous préviens aussi bien av...an, les bilans de l'année qui ne vont pas tarder à fleurir partout je trouve ça plutôt insupportable et passablement idiot. Ca me gonfle monumental. Donc très peu pour moi.

Bon... vous l'aurez compris, je vais me mettre à être grincheuse pour quelques semaines... Quoi? Encore plus râleuse que d'habitude?...

03 décembre 2007

Modèle

Franchement, ça n'est pas facile.
Quand on a soi-même été ado, quand on en garde des souvenirs très précis, quand on se souvient parfaitement de la façon qu'on avait de voir les choses à cet âge-là, il n'est parfois pas facile d'avoir un discours "raisonnable" face à un ado.
Oui, je considère qu'il est normal, à 17 ans, de passer par une phase de rejet de notre modèle sociétal, et même de déclarer que l'on préfère vivre dans la rue à faire la manche plutôt que de faire le pantin à travailler pour passer sa vie à payer, payer, payer.
(Là, tout de même, la Manman d'ados n'a pas pu s'empêcher de faire remarquer que l'argent de poche réclamé 1/2h plus tôt, elle avait dû faire le "pantin" pour le gagner... mais bon, c'était facile!)

Attention! Je ne suis pas tentée de dire "oui, vas-y mon fils, vis dans la rue, éclate-toi, être SDF c'est le pied", ni même de penser "vas-y, fais ton expérience tu vas en baver un bon coup et après tu seras raisonnable". Je suis inquiète de ces déclarations, tout en les prenant pour ce qu'elles sont. Je n'ai aucune envie pour lui de ce qui "peut" arriver dans la rue, de la dégradation aux agressions diverses en passant par les dépendances, la crasse, le froid, la faim, la solitude... la violence.

Mais bon, franchement, avec le névropathe qui nous gouverne et sa devise "Travailler plus pour gagner plus", avec le modèle libéral galopant, FRANCHEMENT, je ne suis pas aidée...

Je devrais lui dire "non, mon fils, notre société ne mérite pas ton rejet... vas-y, fais des études, travaille, rentre dans le moule...
Vas-y, bosse, tu enrichiras le capital, mais surtout fais partie des élites, pour ne pas courir le risque de te faire jeter, un jour, non parce que ton entreprise ne fait pas de profit, mais parce qu'elle en fera plus en délocalisant...
"?

Je ne m'en sens pas.
Pas un jour ne passe sans que je sois moi-même scandalisée, par le fond, par la forme...
Alors, je ne peux que lui faire part de mon inquiétude sur la dureté de la rue... et, bêtement croiser les doigts pour que ce rêve d'ado ne dépasse pas le stade du rêve.